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L'open source n'est plus un sujet de niche pour développeurs passionnés : il est devenu un enjeu stratégique au cœur des réflexions de souveraineté numérique. En janvier 2026, la Commission européenne a lancé un appel à commentaires pour bâtir sa stratégie « European Open Digital Ecosystem », parta…
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L'open source n'est plus un sujet de niche pour développeurs passionnés : il est devenu un enjeu stratégique au cœur des réflexions de souveraineté numérique. En janvier 2026, la Commission européenne a lancé un appel à commentaires pour bâtir sa stratégie « European Open Digital Ecosystem », partant du constat que la dépendance aux logiciels et services cloud américains représente une dépense de 264 milliards d'euros par an pour l'économie européenne. Selon le rapport OSSRA, entre 70 et 90 % des logiciels reposent déjà sur des composants open source, mais la valeur ajoutée profite encore majoritairement aux géants extra-européens. En France, l'ANSSI a actualisé sa doctrine début 2026, en distinguant clairement la visibilité du code, le contrôle industriel et l'autonomie juridique rappelant que l'étiquette « open source » ne garantit pas à elle seule la souveraineté. Pour les DSI, l'open source permet de garder la main sur les modèles, les données et l'infrastructure, mais cette souveraineté n'est réelle que si l'organisation dispose des compétences et des ressources pour l'exploiter pleinement. L'enjeu n'est plus idéologique : c'est un arbitrage industriel entre indépendance, coût, compétences et résilience.